Au fil des choses...

C'est joli, c'est bon, c'est beau

01 juillet 2008

Algérie

Mon chéri est parti ce matin très tôt en voyage d'affaire, étrange sensation de le savoir dans ce pays inconnu et pourtant si cher à mon coeur, ce pays de l'autre côté de la Méditerranée où est né mon père...

il me manque tellement...

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31 juillet 2007

25 ans

Nos chemins se sont croisés en septembre 1982 dans la cour du lycée, la vie nous a bien un peu éloignés pendant quelques petites années mais c'est loin, retrouvés l'un et l'autre par hasard il y 16 ans quasiment au même endroit, ils sont toujours là...

P1100912
Merci

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26 février 2007

7 puis 2 puis 7 puis 2 et ainsi de suite...

Comme Silo, depuis que j'ai lu ce "je me souviens de mes 7 et de mes 2", j'ai très envie de me lancer, même si pffffffffff..., pas facile... ça m'aura pris pas mal de temps...

DONC :

1967 : le jour de ma naissance est une chaude journée d'été où maman a beaucoup entendu chanter les martinets (moi aussi je les ai entendus ce jour d'août 2005...). Elle est seule à m'accueillir et ses modestes moyens ne lui permettent pas de m'offrir un berceau, je dormirai donc quelques temps dans une valise en carton...

Le nom qui sera le mien à ma naissance est celui d'un homme que je ne connaîtrai jamais, dont maman est séparée et bientôt divorcée, je porte aujourd'hui encore le nom de celui qui a bien voulu être mon père, et que j'ai toujours considéré comme tel, même si biologiquement nous n'avons aucun lien...
Ce nom je suis fière que Gabrielle le porte attaché par deux petits tirets à celui de son papa.

1972 : mon frère a un an, nous quittons le petit appartement parisien de la rue Berzélius pour un beaucoup plus grand et tout neuf dans une de ces cités de Seine-Saint-Denis à la mauvaise réputation aujourd'hui. Maman y vit toujours.

Je vais à la maternelle et j'aime beaucoup cela, j'attends avec impatience chaque rentrée et si je me souviens bien ça durera au moins jusqu'au collège, d'ailleurs pendant toutes ces années je veux être institutrice... je ne sais plus quand j'ai perdu la vocation...
A l'époque il y a encore quelques terrains vagues autour de notre cité où s'installent parfois des petits cirques.

1977 : C'est l'année de mes dix ans, à cheval entre le CM1 et le CM2, je suis la première de ma classe comme chaque année mais je suis toujours un peu déçue au moment de la distribution des prix de fin d'année, l'ordre alphabétique et mon P me valent immanquablement de passer après les autres...

L'année du CM1 est un peu particulière, la maîtresse en titre, Mme Sabourdy (pardon si l'orthographe est incorrecte, déjà incroyable que je me souvienne de son nom...) sera absence presque toute l'année. En remplacement, nous avons un maître (mon seul enseignant homme avant le collège) Mr Pierre Palmade (rien à voir avec l'humoriste évidemment). Et avec lui tout un tas d'activités inhabituelles dans cette école assez plan plan. On chante en fin de mâtinée avant le déjeuner (La cage aux oiseaux de Pierre Perret et Le chasseur de Michel Delpech), on joue au foot dans la cour de l'école (je suis arrière et pas très douée je crois), on fait des crêpes dans la classe et surtout on prépare un spectacle costumé où il y a des cowboys et des voleurs (je ne me souviens pas s'il y a des indiens). J'ai un pantalon à franges et on a des pistolets avec des pétards qui font beaucoup de bruit. Le spectacle sera joué devant notre école, l'école des filles et aussi l'école des garçons, c'est l'ancien nom bien sûr car de mon temps elles sont mixtes. Dommage je n'ai aucune photo de toutes ces activités, peut-être la traditionnelle photo de classe, il faudra que je regarde chez maman.

1982 : je termine le collège et je commence le lycée, c'est un long trajet en bus de presqu'une heure à cause de mon option Arts Plastiques, que d'ailleurs j'arrêterais après la seconde... C'est lors de mon arrivée au lycée que je rencontre Laurent et Lydia qui sont toujours mes amis et qui ont eu des jumelles à des années d'intervalle. Mes résultats scolaires sont moins brillants, je bataille beaucoup avec les maths...

Au cours de l'année de première (en mars 1984) mes parents se séparent, c'est une parenthèse "étonnante", des mauvais souvenirs et aussi de bons. Je redouble et l'année suivante se crée un groupe étonnant GEPAKOUR autour de Pascale (tiens c'est marrant c'est un prénom qui reviendra aussi sous les traits d'une personne également très charismatique) une fille de terminale qui arrive d'un autre lycée dont elle a été renvoyée. Danse, théâtre, je ne peux pas réécouter ses musiques-là sans me souvenir... Cargo d'Axel Bauer, Thriller de Mickael Jackson, Cabaret de Liza Minelli... C'est l'époque des radios libres et de SOS Racisme (quelque part j'ai encore mes petites mains). Je participe et anime à l'occasion quelques émissions, on organise des débats, on accueille les militants de SOS et de la ligue anti-apartheid, je suis déléguée d'établissement et j'anime un groupe de soutien scolaire (j'ai encore des photos et j'aimerais bien savoir ce que sont devenus ces enfants...).

1987 : depuis 1985, j'ai un chéri, c'est une longue histoire qui commence et je suis persuadée que c'est l'histoire de ma vie... Mes parents ont repris la vie commune depuis 1985 aussi même si ce n'est pas toujours évident. En juin 1986, je passe mon Bac (Lettres et Math) sans gloire, je commence une fac d'Histoire et c'est la grande grève contre le projet de Loi Devaquet, je suis dans la rue avec les autres évidemment. Au hasard d'une option, je découvre l'histoire de l'Afrique, peut-être un lien avec les origines pied-noire de mon père, peut-être un peu de mes camarades de classe et de cité...

1992 : en 1989, nous nous sommes installés dans une grande maison bourgeoise au Raincy, elle est un peu décrépite mais il y a un grand jardin et nous ne payons pas loyer, nous sommes étudiants et entre nos petits boulots et les "aides" parentales nous vivons TRES bien. Mon frère et ses copains lycéens squattent la chambre mansardée et je me souviens encore des grandes fêtes dans le jardin...

En 1992, nous nous installons dans la maison qui fut celle du grand-père de mon chéri de l'époque à Noisy-Le-Sec. J'arrête mes études alors que ma maîtrise n'est pas terminée... marre, plus de motivation, pas de perspective d'avenir... Pourtant je commence à collaborer à l'ACHAC (Association Connaissance de l'Histoire de l'Afrique Contemporaine, qui existe toujours), une chouette équipe d'étudiants très motivés et à l'arrivée, de nombreuses expositions, colloques, publications sur le thème de l'iconographie coloniale... C'est surtout Pascal Blanchard, un grand type génial, genre Montand dans César et Rosalie, vous l'avez peut-être déjà entendu, c'est une référence en matière d'immigration et de colonisation et il cause souvent dans le poste...

En Septembre 1993, je me marie et c'est un voyage de noces mémorable à La Réunion (un jour je vous raconterais peut-être...) et une attachement indéniable pour cette si belle île où je suis retournée depuis.

1997 : c'est l'année de tous les bouleversements...
Ma grand-mère paternelle meurt, je suis licenciée de l'association car nous n'avons plus les moyens de payer mon salaire et je deviens donc chômeuse, celui que j'aime depuis 12 ans, avec qui je vis depuis 8 ans et qui est mon mari depuis 4 ans décide que tout est fini, nous divorcerons l'année suivante et vendrons notre maison dont les travaux ne sont pas encore finis, on me retire un énorme kyste ainsi que l'ovaire gauche...
Et j'ai eu 30 ans au milieu de ce parcours difficile...
1998 sera comme une renaissance, un nouveau travail, des aventures masculines (on ne peut pas vraiment dire amoureuses...) qui se succèdent assez vite... des sorties entre filles et des réveils avec la tête lourde... Une sorte de parenthèse endiablée et libératrice. Quand j'y repense je ne me reconnais pas vraiment mais c'était quand même moi cette jeune femme presque mince, pétillante et sexy... Je m'installe avec mon frère et c'est l'époque géniale où nous organisons des thés entre copains le dimanche après-midi : vient qui veut, quand il veut, on boît du thé, on écoute de la musique, on papote et on remplit des cendriers... A l'époque, y avait plein de célibataires, aujourd'hui y'en a plus, y'a des gamins partout, des mariés, des pacsés et presque tout le monde a arrêté de fumer...

Puis en 1999, au cours d'une soirée barbecue mémorable, mon chéri et moi commençons une belle histoire qui dure toujours... pas forcément facile au début, il faut tourner vraiment la page d'avant...

2002 : Nous habitons Saint-Mandé depuis deux ans, plein de belles choses, un appartement plein de couleurs, des vacances montagneuses et marcheuses en Corse, à La Réunion, dans les Pyrénées, des envies de bébés qui ne se réalisent pas par deux fois...

En 2005, naît vous savez qui et aussitôt arrivée elle est devenue la merveille des merveilles de son papa et de sa maman (mais il me semble bien que ça vous le savez déjà...) Le jour de notre sortie de la maternité, je serre très fort ma fille dans mes bras alors que l'on enterre mon père...

2007 : Voilà, nous sommes installés dans le Sud depuis septembre dernier, c'est le dépaysement total, je cherche du travail (et qu'on se le dise je compte bien le trouver !!!), et puis c'est une vie nouvelle qui s'organise, un chéri que j'aime fort, fort, fort... et une petite fille que j'aime fort, fort, fort...

Il y en a plein, mais surtout il y a mon frère ici ou ailleurs, mais toujours dans mon coeur...

Ah, j'allais oublier... ben... je vais avoir 40 ans !!!

ET PUIS AUSSI...

2012 : pas facile de se projeter... euh... si... la petite fille a 7 ans, elle sait lire, écrire et compter, elle a des couettes (ou peut-être pas si c'est son papa qui l'a emmenée chez le coiffeur...). On est au Sud, au Nord ou ailleurs et puis... ben j'espère que la vie est belle...

Posté par fifandrelle à 16:07 - Je me souviens... - Commentaires [13] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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